À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la commémoration a dépassé le cadre symbolique pour se transformer en un appel collectif à l’action à l’échelle du monde arabe. Depuis la Tunisie, Cosmos Media, en partenariat avec le Réseau arabe du journalisme scientifique, a lancé l’initiative « Ambassadeurs de l’environnement et du climat », réunissant onze institutions et plateformes médiatiques, scientifiques et environnementales issues de plusieurs pays de la région.
Cette initiative s’est inscrite dans un contexte mondial et régional marqué par une intensification continue des effets du changement climatique, se traduisant par l’avancée de la désertification, la raréfaction des ressources en eau, l’érosion accélérée de la biodiversité et l’aggravation des niveaux de pollution. Des dynamiques qui ne relevaient plus exclusivement des sphères scientifiques ou des pouvoirs publics, mais qui s’imposaient avec une acuité croissante dans le quotidien des populations. Face à ces enjeux, cette initiative répondait au besoin d’un discours médiatique et scientifique vulgarisé et accessible, capable de rendre intelligibles des problématiques complexes et de transformer le savoir scientifique en une véritable prise de conscience collective.

Le projet a rassemblé plusieurs structures spécialisées du monde arabe, parmi lesquelles le Réseau arabe du journalisme scientifique, Cosmos Media en Tunisie, Climate School et Al-Fanar Media en Égypte, la Fondation du journalisme humanitaire (HJF), la plateforme Sadd, Aswat Khadhraa (Les Voix Vertes) au Yémen, l’Association Dibeen pour le développement environnemental en Jordanie, l’Union nationale des journalistes et médias algériens ainsi que Heeco Planet en Algérie, sans oublier Afaq Bi-iya (Horizons environnementaux) au Maroc et Mountada Al-Manakh au Soudan.
Dans le cadre de cette initiative, Cosmos Media et ses partenaires ont lancé un appel à participation à destination des chercheurs, experts, journalistes et personnes engagées sur les questions environnementales, à travers l’envoi de courts messages exprimant leur vision des enjeux liés à l’environnement, au climat et à la durabilité. L’objectif était de transformer ces contributions en contenus de sensibilisation alliant rigueur scientifique et dimension humaine.

Depuis son lancement, l’initiative a rencontré un écho significatif dans plusieurs pays arabes. Des dizaines de contributions, émanant d’universitaires, de chercheurs, de journalistes et d’acteurs de la société civile, ont été recueillies. Elles ont permis aux plateformes partenaires d’entamer la diffusion des premiers messages sur leurs différents canaux de communication.
Mabrouka Khedir, présidente-directrice exécutive de Cosmos Media, a estimé que l’environnement ne pouvait plus être appréhendé comme une question sectorielle ou un sujet spécialisé réservé à un cercle restreint d’initiés, mais devait être considéré comme une question de survie engageant le présent et l’avenir des sociétés. Elle a affirmé que l’ensemble des professionnels des médias, quels que soient leurs domaines de spécialisation, avaient aujourd’hui la responsabilité, à la fois éthique et professionnelle, de défendre l’environnement et de partager les connaissances scientifiques qui s’y rapportent, en particulier dans un contexte marqué par des défis environnementaux et climatiques de plus en plus pressants.

Mme Khedir a également souligné que les problématiques auxquelles étaient confrontés les pays arabes, bien que différentes selon les contextes locaux, présentaient de nombreuses similitudes telles que le stress hydrique, la désertification, la pollution ou encore les conséquences du changement climatique. Selon elle, ces enjeux communs nécessitaient le développement d’un espace de coopération scientifique et médiatique à l’échelle régionale, fondé sur un journalisme environnemental spécialisé, capable de produire des contenus à fort impact.
La présidente-directrice exécutive de Cosmos Media a estimé que l’influence du journalisme environnemental se renforçait lorsque les efforts étaient mutualisés, que les expertises se croisaient et que les collaborations éditoriales entre institutions et plateformes arabes se multipliaient.
Elle a également souligné que le paysage médiatique environnemental dans le monde arabe connaissait une dynamique ascendante, portée par des initiatives prometteuses ainsi que par des journalistes, chercheurs et institutions médiatiques conscients du rôle structurant de la connaissance scientifique au service de l’intérêt général. Dans le même contexte, Mme Khedir a affirmé que la transformation des comportements et le renforcement de la conscience environnementale ne pouvaient advenir sans un journalisme exigeant, rigoureux, à la fois informatif et investigateur, capable de décrypter les mutations en cours, d’en analyser les mécanismes et d’en révéler les dysfonctionnements, tout en contribuant à l’émergence de politiques publiques plus durables et plus équitables.
Animée d’une vive fierté, Mabrouka Khedir a salué le lancement de l’initiative « Ambassadeurs de l’environnement et du climat », affirmant que la capacité de Cosmos Media, en partenariat avec le Réseau arabe du journalisme scientifique, à fédérer un ensemble aussi large d’institutions médiatiques, scientifiques et environnementales arabes autour d’un objectif commun constituait une étape structurante dans la consolidation d’un espace plus cohérent et plus influent en matière d’information environnementale. Elle a ajouté que cette convergence à l’échelle régionale traduisait l’existence d’une véritable volonté, au sein des médias et des institutions spécialisées, d’unir leurs efforts afin de faire des enjeux environnementaux et climatiques une priorité à la fois médiatique et sociétale dans le monde arabe.

Dans le même esprit, Ahmed Redman Al-Shamiri, président du Réseau arabe du journalisme scientifique, a affirmé que l’initiative « Ambassadeurs de l’environnement et du climat » reposait sur la conviction profonde que la construction d’une conscience environnementale ne relevait plus d’un choix mais d’une nécessité imposée par l’intensification des défis actuels. Il a souligné que le changement climatique ne pouvait plus être cantonné au cercle des experts et touchait désormais l’ensemble des sociétés, tout en engageant directement l’avenir des générations futures.
Radwa Abdellatif, directrice de la planification et des programmes du Réseau arabe du journalisme scientifique, a partagé cette même vision. Elle a expliqué que la portée des messages environnementaux se trouvait décuplée lorsque les efforts des médias, des institutions scientifiques et des associations environnementales convergeaient dans la construction d’une conscience collective. Mme Abdellatif a insisté sur l’importance de la coopération arabe, qu’elle considérait comme l’un des leviers essentiels pour soutenir les objectifs de développement durable et ancrer une véritable culture environnementale au sein des sociétés de la région.

Les porteurs de l’initiative ont souligné, en conclusion, que « Ambassadeurs de l’environnement et du climat » ne se limitait pas à une campagne médiatique ponctuelle, mais s’inscrivait dans la durée en tant que plateforme arabe ouverte au dialogue, au partage d’expériences et à l’action collective. Ils ont rappelé que la réponse aux défis environnementaux ne relevait pas uniquement des politiques publiques ou des décisions institutionnelles, mais engageait également chaque individu, sa conscience, ses connaissances et sa capacité à contribuer à un avenir plus durable et plus équitable.
Il convient de souligner que Cosmos Media est une plateforme médiatique dédiée au journalisme environnemental, climatique et au développement durable. Elle produit des contenus professionnels consacrés aux enjeux environnementaux et aux défis climatiques en Tunisie et dans le monde arabe, en mettant l’accent sur les solutions, les initiatives innovantes et les récits de transformations positives.
Cosmos Media s’est imposée parmi les principaux médias arabes spécialisés dans la couverture des questions environnementales et climatiques, une distinction attribuée par Greenpeace et Climate School en reconnaissance de son engagement en faveur d’un journalisme environnemental à fort impact, contribuant activement à la sensibilisation du public et à la promotion d’une culture de la durabilité.




